28.01.2009

Les jeux sont faits, rien ne va plus !

 

Mais que se passe-t-il à Madagascar ? Où s’arrêtera le jeune maire d’Antananarivo ? Marc Ravalomanana ne fléchira-t-il donc jamais ? A l’heure où tous les pays riches subissent les effets de la crise mondiale, Madagascar entre dans une crise politique. Une crise de trop ! Cette crise oppose 2 hommes de poigne : Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. L’un est maire de la ville d’Antananarivo depuis 4 mois, l’autre est Président de la République depuis 7 ans.

Pour légitimer cette crise, le maire veut jouer la carte de la transparence : oubliée sa rancœur contre son actuel rival lorsque ce dernier lui a, de manière très subtile enlevé le pain de la bouche en lui raflant tous les marchés (de la publicité) il y a quelques années. Oubliées les peaux de banane glissées par-ci par là, pour évincer ce jeune homme trop téméraire qui risquait alors de gêner le « développement rapide et durable » de l’empire présidentiel. Rangés dans les cartons tous ces coups bas et autres bassesses maquillés par les pantins élus pour freiner l’allure du TGV.

De son côté, le visionnaire Marc Ravalomanana, défend avec ferveur sa démocratie. Lui non plus, ne tient pas rigueur à Andry Rajoelina d’avoir contrecarré ses projets : mettre les bonnes personnes (qu’il aura choisies) à la bonne place. Et de ses projets, le plus important aurait été de s’approprier Antananarivo où il commençait à être impopulaire. Grosse déception, panique de tous bords : c’est Andry Rajoelina qui est élu à 63% par la voix des urnes, et cela, pour un président qui a été mené de la rue vers le pouvoir, ce n’est pas rien !

Pourquoi sombrons-nous dans cette crise ? Pour les 60 millions de dollars alloués à l’achat de l’air force One alors qu’il y a d’autres priorités ? Pour les 1,3 millions d’hectares de terres cédés à des étrangers ? Pour la fermeture des radio et télévision Viva (appartenant au maire) en raison de propos séditieux ? Parce que le maire d’Antananarivo a le culot d’exiger la démission des ministres des Finances et celui de l’aménagement du Territoire ? Parce que c’est là, l’opportunité de destituer un président sourd aux appels d’une opposition à l’agonie ?

Peu importe ! Mais malgré l’importance capitale des valeurs que vous défendez, des revendications que vous avez, ne prenez pas en otages, 18 millions de Malgaches traumatisés par les années amères de l’après 2002. Ne mésestimez pas la colère d’une population qui en est réduite à faire du pillage pour manger à sa faim. N’oubliez pas que c’est ce même peuple qui vous a mené là où vous êtes et vous mènera encore là où il le souhaite. Ne pas reconnaître que Ravalomanana est l’un des rares présidents malgaches à « avoir accompli des choses » serait malhonnête. Mais aujourd’hui, à cause de ses humeurs fantasques, son mépris du langage diplomatique et de son égocentrisme exacerbé, Ravalomanana tombe de son piédestal et pour la première fois, garde profil bas après 7 ans de pouvoir sans partage. Ironie du sort, son chiffre fétiche est le 77 !

05.01.2009

A mes amours

 

L’instinct de survie. C’est certainement ce qui rend la vie aussi sublime. Et ce, même s’il n’y a rien de plus doux que de croire que l’autre ne peut survivre à nous et à toutes les faveurs qu’on lui accordées, faveurs que jamais on n’oubliera. Cet instinct de survie nous pousse à aller de l’avant, à nous surpasser, toujours... Après 32 ans d’une exclusive complétude, de solitude partagée avec moi-même, ceci est le récit de mes amours tumultueuses et très peu conventionnelles. Les noms ont été délibérément gardés pour mettre définitivement fin à toute forme de refoulement ou intériorisation de sentiments, qu’ils soient forts, absurdes ou inconvenants...

 

Cédric: J’avais 26 ans, lui 32. Nous avions des projets de vie commune mais des visions divergentes sur presque tout... Je ne pouvais tout abandonner pour un homme qui acceptait mal mes lacunes et imperfections, il ne pouvait perdre son temps à comprendre pourquoi cela pouvait échouer. J’apprenais donc à vivre à deux, à exister avec l’autre, parfois aux dépens de l’autre. C’était un sentiment étrange car je m’abreuvais d’amour mais sans en goûter les douceurs. C’en était que plus écoeurant ! J’exécrais sa réserve et ce souci du détail hérité de sa carrière d’ingénieur agroalimentaire. Cet amour a pris fin après deux ans de tourmente, de fréquents soupirs, de quelques cartes postales, d’échanges stériles et de grands maux d’amour. Il me quitte pour la dernière fois. Au téléphone. Un dimanche...

« Quelles résolutions pour 2009 ? »

Cette question, on vous l’a déjà certainement posée en début d’année, comme ça, pour la forme car au fond, la réponse importe bien peu à celui qui vous la pose. Qui a envie de savoir que vous projetez de partir sur l’île de Bali ou de skier pour la première fois dans l’Isère ?
A chaque début d’année, certains font une liste de résolutions (qu’ils mettent parfois plus d’une semaine à rédiger, les pauvres !), d’autres s’en tiennent à une seule : celle de ne pas avoir de résolutions du tout.
Il s’agit pour chacun d’énumérer des projets auxquels il tient, des projets nébuleux à souhait. J’aime particulièrement le moment où mes grands amours déballent en long et en large les buts qu’ils se sont fixé cette année : arrêter de fumer, faire des économies, faire du sport, construire enfin sa maison après 2 ans de léthargie, maigrir de 10 kilos… Ils se donnent donc un an pour réussir là où plus de la moitié de la terre a échoué.
Cette année, j’ai pris comme résolution de mettre mon blog à jour… sans me fixer davantage de pression… J’aimerais aussi voir l’Egypte, les Etats-Unis, le Japon et la Thaïlande. Pour ceux que ça intéresse…

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