10.08.2007
Politique, Pouvoir, Etat.
Quand les grands partis politiques commencent à s’attiédir dans leurs amours sans s’adoucir dans leurs haines, et en arrivent enfin à ce point de désirer moins réussir qu’empêcher le succès de leurs adversaires, il faut se préparer à la servitude ; le maître est proche (A de Tocqueville, L’ancien régime et le Révolution)
A prendre le terme dans la rigueur de l’acceptation, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné (Rousseau, Du contrat social. J. Benda, La Grande épreuve des démocraties)
Il y aura toujours en dernière analyse, un pouvoir absolu qui pourra faire le mal impunément, qui sera donc despotique sous ce point de vue, dans toute la force du terme, et contre lequel il n’y aura d’autre rempart que celui de l’insurrection (J. De Maistre, Etude sur la souveraineté)
La politique consiste dans la volonté de conquête et de conservation du pouvoir ; elle exige, par conséquent, une action de contrainte ou d’illusion sur les esprits, qui sont la matière de tout pouvoir (P. Valéry, La liberté de l’esprit, Regards sur le monde actuel)
La démocratie, cela ne consiste pas à s’unir, comme l’annoncent sans cesse les conservateurs attardés. C’est au contraire l’art de se diviser. Mais, si la division ne s’établit pas sur une plateforme commune des faits, elle ne peut mener qu’à une affreuse mêlée (A. Sauvy, Le Coq, l’Autruche et le Bouc…émissaire)
15:52 Publié dans A la réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


